Lors de formations je vois beaucoup de confusion autour du « seo pour les moteurs d’IA »…Alors oui, il y a des changements, oui il y a beaucoup de termes : GEO, AEO, LLMO etc. Est-ce que l’on parle de la même chose ? Oui, mais non. Je vous fais un petit récap didactique le plus simple et concis possible.

Pendant des années, on a tous couru après Google. On optimisait nos titres, on truffait nos textes de mots-clés, on scrutait les statistiques comme si notre vie en dépendait. Mais aujourd’hui, il y a de légers ajustements à réaliser.

Pas vraiment nouveau : les intelligences artificielles sont arrivées. ChatGPT, Perplexity, Claude… Ces outils ne se contentent plus de nous référencer. Ils lisent, extraient et citent. Alors oui, ça change un peu, mais pas tant que ça.

 

 

Les trois niveaux de visibilité (ou comment arrêter de courir après les algorithmes)

 

Trois façons d’exister sur le web d’aujourd’hui : AIO, GEO et LLM SEO. Des acronymes un peu barbares, je vous l’accorde, mais ce n’est pas comme si nous n’étions pas habitués.

Niveau 1 – AIO : la réponse express

Le principe ? Être la première réponse qu’on voit sur Google ou qu’on entend sur Alexa.

Vous savez, ce petit encadré qui s’affiche en haut de la page quand vous tapez “comment faire cuire un œuf mollet” ? C’est ça, l’AIO. La fameuse “position zéro”.

 

Pour y arriver, pas de secret :

– Posez des « vraies questions » dans vos titres. Celles que vos lecteurs se posent vraiment.

– Donnez des « réponses courtes et claires. Trois phrases max.

– Utilisez des listes à puces, des tableaux, des définitions nettes.

– Et si vous êtes un peu geek, ajoutez du balisage Schema.org (demandez à l’IA de le faire).

 

Un exemple : Vous tenez un blog de jardinage ? Écrivez un article qui répond en trois phrases à “Comment tailler un rosier en hiver ?”. Boom. Google vous adore. Alexa vous cite. Vous gagnez en visibilité sans effort.

 

Niveau 2 – GEO : devenir la référence que les IA citent

 

Là, ça devient intéressant.

Parce qu’on ne parle plus juste de monter dans Google. On parle d’être « « compris » » et « cité » par ChatGPT, Perplexity ou d’autres IA génératives.

Ces modèles cherchent du contenu riche, bien expliqué, nuancé. Ils veulent pouvoir s’appuyer sur vous pour répondre intelligemment à une question.

Comment faire ?

–  Context is king :  expliquez le pourquoi, le comment, les conséquences.

– Offrez quelque chose d’unique : un angle original, une donnée exclusive, un point de vue personnel. Pas si simple.

– Structurez votre texte pour qu’il respire : titres clairs, paragraphes courts, transitions fluides.

Exemple : Imaginez un article qui compare les batteries lithium-ion et sodium-ion, avec des explications techniques mais accessibles, des schémas, des exemples d’usage. ChatGPT pourra facilement le résumer et citer votre site comme source fiable.

 

C’est ça, le GEO. Vous n’êtes plus juste visible. Vous êtes « utile ». Un dictionnaire de la vie quotidienne.

 

Niveau 3 – LLM SEO : entrer dans la mémoire des IA

 

Bon, là on monte d’un cran. Et je ne vais pas vous mentir : c’est exigeant. On ne vas rentrer dans le cocon sémantique, mais c’est l’idée.

Le LLM SEO, c’est quand votre contenu devient si solide, si référence, qu’il intègre les bases d’entraînement des modèles d’IA. Autrement dit : votre article devient une « brique de savoir » pour les IA de demain.

Comment on fait ?

– Une vraie autorité sur votre sujet. Pas juste “j’ai googlé 10 minutes”. Non, du niveau expert, auteur, chercheur.

– Des sources vérifiables. Des faits, des chiffres, des références croisées.

– Une couverture exhaustive du sujet : tous les angles, même les contre-arguments.

– Un style irréprochable: clair, posé, équilibré. Du contenu qui dure.

 

Un exemple qui parle : Un dossier complet sur l’histoire de l’économie circulaire. Avec dates, penseurs clés, évolution des concepts, critiques et applications concrètes. Ce genre d’article a toutes les chances d’être intégré dans les corpus d’entraînement des IA.

 

Oui ça prend du temps, mais c’est indispensable.

 

Ce qui change vraiment (et pourquoi c’est une bonne chose)

 

Tout ça nous dit quelque chose d’important : « le clic facile, c’est fini ». Un taux de chute de 60% en moyenne pour les sites depuis l’arrivée de l’IA pour les recherches.

Les contenus médiocres, bourrés de mots-clés mais vides de sens, ne marcheront plus. Les IA ne s’y trompent pas. Elles cherchent de la substance, de la clarté, de la confiance.

En gros, ce qu’il faut faire depuis le début du web, mais si peu réalisé.

Parce qu’on revient à l’essentiel : « créer du contenu utile, clair et honnête ». Pour les humains ET pour les machines. Pas l’un ou l’autre. Les deux.

 

Comment commencer ?

Vous vous demandez sûrement : “OK, et moi, je fais quoi maintenant ?”

Commencez par l’AIO si vous voulez des résultats rapides. Créez une page FAQ, structurez vos réponses, visez la clarté. C’est accessible, et ça marche.

Passez au GEO si vous voulez être cité par les IA. Enrichissez vos contenus, apportez de la valeur, structurez intelligemment. Là, vous commencez à vous différencier.

Visez le LLM SEO si vous avez l’ambition de devenir une référence durable. Écrivez avec rigueur, profondeur, autorité. C’est du travail, mais c’est là que votre contenu devient immortel.

AIO, GEO, LLM SEO ne sont pas des cases à cocher. Ce sont des niveaux d’ambition. Des étapes d’un même voyage : créer un contenu qui compte vraiment pour les humains et les machines. Machine qui se sont multipliées depuis l’IAG.

J’espère avoir été clair.

 

A lire aussi : Comment être cité par les IA et ChatGPT selon Hubspot – Fabrice Frossard


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