Site icon Fabrice Frossard

Google Deep Research : votre assistant de recherche en ligne

Fini les opérateurs booléens et autres connecteurs logique pour chercher l’information ? Sans aucun doute. A l’occasion du lancement de Gemini 2.0 et sa pléthore d’annonces, Google a dévoilé Deep Search, une fonction agentique (un agent) dédié à la recherche et mise en forme sur un sujet.

 

Proposé comme un assistant personnel de recherche, Deep Research  est aussi pourvu de capacités de raisonnement avancées. Avec une  fenêtre contextuelle de 1 million de tokens,  il peut traiter un volume d’informations conséquent et affiner ses analyses en puisant dans des fichiers relativement long. L’outil est disponible pour les utilisateurs payants de Gemini Advanced en sélectionnant “Gemini 1.5 Pro with Deep Resarch.”

 

Deep Research, comment ça marche ?

L’utilisation de l’outil est très simple. Les requêtes peuvent être plus ou moins complexes, mais pour l’exemple, j’en ai fait une dans l’air du temps, à savoir quelles seront les tendances marketing pour 2025.

 

Après quelques secondes, Deep Research propose un plan de recherche qu’il est possible de modifier et amender

Le plan de recherche est modifiable

 

Une fois le plan validé, il lance la recherche

La recherche terminée, Google deep research affiche les sites qu’il se propose de visiter et itère ensuite plusieurs fois pour affiner son analyse.

Tous les sites pertinents (ou non) sont affichés

Après quelques minutes, la synthèse est prête, avec toutes les sources en lien. Elle peut être exportée dans Google Doc pour être modifiée ou traitée depuis NoteboolLM comme me le suggère Chritophe Deschamps :).

 

 

L’outil est…bluffant de simplicité. Est-ce que cela remplace une recherche manuelle ? Peut-être pas pour les utilisateurs avancés, je pense aux veilleurs, documentalistes et autres professionnels de la recherche d’informations. Mais, 99,9% des recherches sur le web sont réalisées en langage naturelle, sur des sujets simples, et ne demandent pas une utilisation avancée du moteur. Une utilisation avancée que peu de personnes maîtrisent réellement par ailleurs. Toutefois, il est facile d’imaginer l’utilisation de l’outil pour réaliser de premières analyse d’un sujet, d’un secteur, un benchmark concurrentiel, une analyse client ou autre requête. Le bonheur des étudiants et des consultants.

 

Des alternatives existantes ?

La recherche motorisée par IA n’est pas nouvelle, Perplexity avec Pages propose une solution quasi similaire, ou ChatGPT font déjà le job. Vous pouvez aussi jeter un œil pour des résultats plus complets et réalisation d’un document sur AfforAI  ou genspark.ai, deux outils eux aussi impressionnants dans leur catégorie.

 

Update : le 2 février, OpenAI a lancé, “Deep Search”, un concurrent direct à Google Deep Search. Selon openAI, “Sur Le dernier examen de l’humanité(ouvre dans une nouvelle fenêtre), une évaluation récemment publiée qui teste l’IA sur un large éventail de sujets sur des questions de niveau expert, le modèle qui alimente la recherche approfondie obtient un nouveau record de précision de 26,6 %. Ce test se compose de plus de 3 000 questions à choix multiples et à réponse courte sur plus de 100 sujets, de la linguistique à la science des fusées, des classiques à l’écologie. Par rapport à OpenAI o1, les gains les plus importants sont apparus dans la chimie, les sciences humaines et sociales, et les mathématiques. Le modèle qui alimente la recherche approfondie a mis en évidence une approche humaine en recherchant efficacement des informations spécialisées lorsque nécessaire.” A vérifier. ll faudra débourser 200$ pour utiliser ce service, en attendant sa probable gratuité dans quelques mois.

 

D’ores et déjà disponible pour les utilisateurs payants de Gemini Advanced, une version mobile devrait être disponible début janvier.

 

Quitter la version mobile