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Community managers, le dircom de demain ?

Merci à Dark Planneur de cette interview de Jeanne Bordeau, relayée par Tendances.com. Pour la fondatrice de l’agence Press Publica, les entreprises et les politiques n’ont pas encore intégré l’importance de la révolution digitale en cours. Pour les entreprises, en écho à un précédent billet, parce que les réseaux et médias sociaux sont de nouveaux espaces d’expressions, tant en interne, qu’en externe des salariés, ces prescripteurs de la marque. Et pour les politiques…la stratégie d’Obama devrait suffire à les convaincre.

Pour les communicants la mission est claire : apprivoiser les codes et signes propres au langage digital et assurer une nouvelle forme de communication en phase avec l’évolution du storytelling à l’aune des réseaux. Sans sombrer dans le puits sans fond de la technique…Vaste programme.

Balises Digest

Christophe Ramel de Krisiis.fr « PME/TPR : dans tous les cas, il est important de se remémorer que les internautes vont sur Facebook pour se détendre, pour partager avec leur sphère sociale, et donc qu’il ne faut pas employer un ton trop commercial, car inadapté. »,lisez la suite de son interview sur Corporama

Lequel Krisiis a eu la bonne idée de lister 10 campagnes de marques réussies sur Twitter de KLM à JEEP

Une visibilité sur le web de plus en plus difficile pour les entreprises : Sur le web, la réussite d’une entreprise passe par les mêmes moyens transposés au digital. Mais aujourd’hui, le constat que l’on peut faire est qu’une bonne partie d’entre eux ne sont pas mis en oeuvre. Si ceci a permis à certaines de s’assurer un minimum de visibilité durant les dernières années, ce sera de moins en moins le cas à l’avenir. Lire la suite

Comment créer une Campagne Social Media sur son site. Une stratégie expliquée en quelques lignes sur le site Presse-Citron.

Quelle formation pour les community manager social media (sic) par l’agence ventilo

Une très belle analyse sur les règles de l’engagement du community manager

Un article des Echos pointe le montant des dépenses sur le net des seniors. Ces dépenses représentent 48% du total sur le net. les echos.fr

Un nouveau réseau social pour étudiants : http://www.wizbii.com/
Et un nouveau réseau social pour les pros du digital : Digikaa
Et un nouveau réseau social pour les entreprises : Twistranet
Et un nouveau réseau social local: ilovealsace

Technique

Améliorer sa recherche sur les réseaux sociaux par Mashable . Si vous connaissez tous les opérateurs de twitter, Facebook et Linkedin, inutile de lire cet article.

A chaque réseau social correspond une ligne éditoriale. C’est ce qu’explique Site communautaire, exemples et outils à l’appui. Avec en plus la découverte d’un service twitterqui permet de suivre les réactions suite à vos twits (follow/unfollow).

Un livre blanc sur les stratégies sur les réseaux sociaux. Proposée par une agence en référencement

Vous connaissez les tests A/B ? Cinq cas étudiés par econsultancy (en)

5 critères pour choisir un outil de e-reputation par 01net

Il y a des moments meilleurs que d’autres pour twitter ou facebooker. C’est statistique et sur lasocial newsroom de Benoît Raphaël

Comment veiller sans flux RSS ? Une réponse par Camille Alloing

Outils

IBM a lancé sa propre suite d’analyse des réseaux sociaux : Coremetrics

Intranet/portails collaboratifs : un recensement des outils français disponible par le journal du net

Divers

35 infographies sur les réseaux sociaux

L’analyse et l’intelligence collective, les vrais ROI de la veille

Intéressante présentation ce jour de Digimind au salon Documation, sur la mesure du ROI de la veille. Vaste sujet s’il en est, et il en fût. Premier constat : les trois quarts du temps, les cellules ou responsables de veille doivent justifier de leur existence et passer à travers les mailles du filet budgétaire chaque année. Vaste tâche. D’autant plus que l’on peut considérer la veille et ses résultats comme un actif intangible relevant quasiment de la propriété intellectuelle.

Quelle valeur à la résolution d’une crise ou l’information cruciale pour obtenir ou garder un avantage concurrentiel ? Autre argument, quel coût indirect pour une entreprise qui n’a pas de veille mise en place ? Des leit motiv ressassés à l’envie par les cellules d’IE ou de veille, mais qui pour autant ne dégagent pas de métriques fiables et aptes à séduire un DAF au cœur excellisé.

Avant d’en arriver au ROI proprement dit, Digimind a eu la bonne idée de livrer quelques chiffres sur la veille en entreprise. Ainsi 77% des entreprises auraient déjà mis en place un dispositif de veille, sous une forme ou une autre, depuis l’alerte google (j’ai entendu une grande banque évoquer ce type de veille…) jusqu’à l’usine à gaz sévèrement outillée. De ces 77%, 60% ont été mis en œuvre après 2003, suite à la parution du fameux rapport Carayon sur l’intelligence économique.

De manière étonnante, le marketing est le principal prescripteur de la veille, suivi de la direction générale ou direction stratégique avec comme principales motivations de ne pas passer a côté d’une information stratégique ou (pour 73% des entreprises) ou la mise en place d’une veille concurrentielle.

Grande tendance, sur 100 nouveaux projets, près de la moitié porte sur l’e-reputation. Les buzzwords ont donc bien une concrétisation commerciale…

Autre chiffre, un veilleur passe en moyenne 9H par semaine sur Internet et 38% des recherches sont infructueuses. Autre chiffre étonnant ou réconfortant, c’est selon, pour 87% des entreprises, la presse en ligne reste la principale source de veille et 90% d’entre elles utilisent les moteurs de recherche pour effectuer leur recherche. Lesquelles reposent en moyenne sur 500 sources. Bref, un tableau contrasté qui ne satisfait pas 48% des entreprises sur les performances de leur cellule.

Autre chiffre, anecdotique, le coût moyen d’un dispositif est de 68 400 € (hors masse salariale).

Aligner l’analyse sur les objectifs

Autant de chiffres livrés par Digimind pour convaincre de l’efficience à la fois de son outil et de la nécessité de rationaliser le travail de veille après une évaluation qualitative et quantitative. Depuis l’évaluation du coût total du projet jusqu’à la valeur de l’information en ce qu’elle peut avoir de stratégique. Pour Digimind, la vente en interne d’un dispositif de veille passe par le calcul du ROI, appuyé sur divers éléments dont un assez intéressant qui est de prendre en compte la dimension et le cycle de vie des projets en interne. Autrement dit, par exemple, dialoguer avec un commercial pour connaître ses objectifs et l’aider à les atteindre. Idem avec le service marketing, communication ou R&D. Ce que l’on appelle “aligner le métier sur la stratégie”, ici en l’occurrence sur la tactique.

Pour ce faire, l’éditeur insiste, on le comprend, sur la nécessité de déployer en amont un outil de veille pour accélérer la collecte. Selon Digimind, un veilleur passe en effet 70% de son temps à collecter l’info et 20% à l’analyse. Un logiciel réduit de 10 fois ce temps : pour surveiller 100 pages un veilleur passe environ 3H30 contre 15 minutes avec un outil. Un temps de collecte économisé et qui sera dédié à l’analyse, la vraie valeur ajoutée de la veille.

Si l’outil permet d’accélérer la veille, une autre tendance lourde est la “veille collaborative” ou tout du moins mutualisée, rendue possible par les réseaux sociaux interne et autres intranets. Le plus souvent, chacun en a fait l’expérience, on cherche une information déjà présente dans l’entreprise. En agrégeant l’information collectée par les diverses business unit, outre l’économie d’échelle, l’entreprise gagne en temps et par effet collatéral peut faire émerger un réseau d’expert. Et le plus souvent, en agrégeant cette veille, les entreprises s’aperçoivent que de nombreux sujets de veille (juridiques, normatifs, concurrentiel…) sont éminemment transversaux.

Que retenir de tout ça ? Sans doute que comme tout projet lié à la gouvernance de l’entreprise, la veille doit être pilotée avec des vrais objectifs, (ne pas veiller pour veiller), que les process de collecte doivent être rationalisés et industrialisé pour consacrer le plus de temps possible à l’analyse, en phase avec la demande interne et les contraintes externes (surveillance concurrentielle, gestion de crise entre autres…).

La bonne nouvelle est que les outils sont nombreux, mais la mauvaise, est que la veille ou l’IE n’est pas le plus souvent entrée dans le cercle de la gouvernance car trop siloté, sans parler du stagiaire dont le corpus se perd avec son départ. Un projet de veille ou d’IE doit transformer la donnée en intelligence, opérationnelle ou stratégique. Avec l’avènement des réseaux sociaux et intranets, les entreprises disposent d’une véritable opportunité de collecter l’information et de la transformer en intelligence collective, intelligence au sens latin et anglo-saxon du terme. Il y a actuellement beaucoup de remise en question sur l’intelligence économique ou compétitive suite à des dérives diverses. Mais, comme le démontre l’éditeur à travers plusieurs exemples (visibles sur leur site), faire l’économie de la surveillance est assurément gage d’une perte de compétitivité. Un pari difficile.

A lire : la présentation et le livre blanc de Digimind avec deux cas clients.

Curation : le tour de la question en vidéos

Suite à plusieurs articles sur la curation, ce nouveau mot horrible, mais qui recouvre une vraie fonction, nous avons réalisé quelques plateaux avec techtoctv pour tenter de poser les bases de cette pratique à l’aune des nouveaux outils.

http://www.webcastory.com/v/AUEfY5AV9Aa714/techtoc.tv
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La curation et les marques : une aide au brand-content ou plus ?
http://www.webcastory.com/v/b8V9MvC6M3k0Iu/techtoc.tv
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La curation, une chance pour les médias ?

http://www.webcastory.com/v/aM29150859mqp2/techtoc.tv
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RP Digital, influence et e-reputation : la chute du mur

Le monde change et le monde des RP tente de suivre ce changement. Le Syntec RP a récemment organisé une conférence autour de la notion d’influence et e-reputation dans les locaux d’Axa, intitulée “e-réputation : quand les relations publics sont aussi digitales”. Un prétexte pour le syndicat à traiter l’évolution du métier des RP/PR à l’aune du digital (oui, ce mot retrouve les faveurs du net après 10 ans d’absence).
Pour traiter de ces vastes sujets, le syntec a convoqué Vincent Ducrey (auteur du guide de l’influence), Henri Wallard, Directeur Général Délégué Ipsos, Hugues Le Bret, ci-devant dircom de la Société Générale au moment de l’affaire Kerviel et PDG de Boursorama,Thierry Libaert, Président du Laboratoire d’Analyse des Systèmes de Communication d’Organisation, le Lasco et Frédéric Bascunana collègue de TechtocTV dans le rôle du sniper. Je ne vais pas faire un compte-rendu, il vous suffit de regarder la conférence sur tehctoctv.

Mais je vous livre une réflexion rapide et à chaud issu de cette question : à parler de relations publiques, finalement comment se définit cette relation ? L’évolution de la relation avec les parties prenantes à l’aune du web et des réseaux sociaux pose cette question…sans réponse univoque. Dans un paysage atomisé allant des médias classiques au client final, en déclinant toutes les variations de sensibilité des récipiendaires du message des entreprises, peut-on trouver un type de relation au plus petit dénominateur commun ? Evidemment non. Toute la difficulté de l’exercice de communication se situe bien dans les différents interstices, techniques, lieux et objectifs de la communication.

L’exercice est d’autant plus complexe dans ce paysage impressionniste, fragmenté, que les canaux de communication ont estompé sinon fait disparaître les frontières entre interne et externe : tout acte de communication, toute information d’une entreprise, donc d’une marque, sera connue et diffusée d’une manière ou d’une autre. L’effet wikileaks et dans une moindre mesure transnationale.org se décline et tout un chacun peut relayer une information par tous les canaux possibles. Il n’y plus de vie privée des entreprises, mais une vie publique totale qui doit être intégré dans les réflexions liées à la communication, qu’elle soit interne ou externe. Sur ce plan, Hugues Le Bret a largement détaillé la gestion de crise au moment de l’affaire Kerviel avec une information dispensée en amont de la com externe à toutes les strates hiérarchique de la banque par effet cascade. Depuis la DG qui informe la strate N-1 qui refait descendre le message en N-2 jusqu’aux agences bancaires. Vécu comme un succès de gestion de crise (les clients ne se sont pas rués pour retirer leur argent et la SocGé n’a pas fait faillite), l’affaire Kerviel est donc devenu un cas d’école dans cette gestion de la com’ de crise et de communication tout court.

Cette réussite a priori ne doit pas masquer pour autant la difficulté des entreprises à intégrer cette notion de « vérité » donné comme le nouveau pré-requis pour réussir sa communication on et offline. Une notion abordée lors de cette conférence et qui tend à prendre le pas avec celle de « confiance », un pré-requis pour créer de l’interaction comme le démontrait un sondage mené par GFK. Autrement dit, pour court-circuiter tout effet wikileaks, bref pour contenir les fuites de tous ordres pouvant polluer un plan de com « 360° » ; rien ne vaudrait un discours vérace des entreprises. Vérace mais pas transparent rappelle lThierry Wellhoff, président du Syntec Conseil en relations publiques « tout n’est pas bon à dire et tout le monde ne peut pas tout comprendre ». Politiquement incorrect, mais sans doute un peu de vrai là-dedans.

Il sera intéressant de suivre dans les mois et années à venir le recours à la vérité et la confiance, le lien de la société” nous dit Locke, comme modus operandi pour créer du lien et de l’interaction entre entreprises/marques et parties prenantes via l’entregent des agences rp et pr. Il ne faut pas être dupe, la vérité est une construction de l’esprit, mais ce point d’inflexion auquel nous assistons dans les mentalités et dans les techniques de communications modifiera ou devrait redéfinir la gouvernance au sein des entreprises. Un effet collatéral de l’explosion des frontières et des murs de l’entreprise.

B2B et Entreprises : cultivez votre empreinte numérique

En B2B, la présence d’une entreprise sur les réseaux sociaux se pose souvent. “Pourquoi irais-je sur les Twitter ou Facebook ? Mes clients ne sont pas là.” Cette question est sans doute la plus récurrente et la plus pertinente. A quoi bon, quand votre entreprise est “sous le radar” et ne touche qu’une niche de clients spécifique aller sur des médias et réseaux sociaux “grand public”. Généralement, une entreprise B2B connaît assez bien ses clients (ou le devrait) et sait où les trouver sans frayer dans les océans conversationnels de Twitter, Facebook ou autre.

Pourtant, ces mêmes entreprises n’hésitent pas pour la plupart à réaliser des opérations de relations presse ou de publicité pour se faire connaître. Occuper le terrain. La cohérence voudrait alors que ces opérations soient étendues à l’ensemble de l’infosphère, incluant donc les réseaux et médias sociaux.

Deux entreprises l’ont très bien compris, l’une depuis longtemps et l’autre depuis peu : Microsoft et IBM. Ces deux géants de l’IT n’hésitent pas à industrialiser l’occupation de terrain. Chez le premier, la consigne est donnée à tous les employés d’avoir un réseau social le plus développé possible. Que ce soit sur linkedin, viadeo et autres. Pour le second, l’installation d’un réseau social d’entreprise à fait exploser les frontières entre interne et externe. Pour pousser beaucoup plus loin cette dynamique, IBM a clairement demandé à ses employés d’être présent sur les réseaux et médias sociaux. Si vous avez de nouveaux followers issus de cette entreprise ne soyez pas étonnés .
De même, il est aujourd’hui très facile de trouver par Google le profil d’un employé d’IBM ou directement par l’annuaire en ligne. .

Une loi simple : être vu et être accessible

Il y a de nombreux autres cas d’entreprises dans la même démarche. A quoi bon ? IBM et Microsoft sont mondialement connues et l’indice de notoriété frise les 100% de la population.
Souvent, pour illustrer les stratégies de présence sur Internet, l’article sera illustré par un jeu de go (un goban). Ces entreprises ont compris très vite que la rémanence de la marque assurée par l’occupation de terrain accentuait la familiarité avec cette même marque. Un procédé fondé sur la cognition assez simple en soi, mais redoutablement efficace d’un point de vue marketing.

De même, c’est aussi une façon d’augmenter rapidement votre référencement naturel dans les moteurs. Dépenser beaucoup pour maîtriser son identité numérique est pertinent, mais l’empreinte numérique, quand elle est bien maîtrisée permet d’obtenir de très bons résultats.

De plus cette opération vous permettra aussi de maîtriser la communication de vos salariés en ligne. Pour mémoire, près de 15% parlent déjà de leur entreprise sur les réseaux sociaux comme le relevait une étude menée par l’agence Hopscotch, autant systématiser cette communication et la guider. Bien sûr, avant de lâcher vos salariés sur les réseaux et médias sociaux, assurez-vous d’avoir réalisé une charte d’utilisation et d’usage des réseaux sociaux et consulter les décisions de justice liées à ces usages.

51 milliards de twits publiés par an. Sur le web, personne ne vous entend publier…

51 milliards de twits par an ! Il est rare que je m’arrête sur une infographie, la plupart du temps elles sont peu signifiantes. Néanmoins, celle-ci donne une vague idée de la croissance exponentielle des contenus publiés sur le web. Ces chiffres, impressionnants, – 1,6 millions de nouveaux posts par jour !, 1,5 milliards de nouveaux contenus quotidien sur Facebook..- donnent une incarnation de ce que peut être la facilité de publication sur le web pour tout un chacun et la croissance plus qu’exponentielle des médias sociaux de type twitter et la place prépondérante, plusieurs fois annoncée, mais désormais une réalité prise par ces médias.
Ils donnent aussi une vague idée de la difficulté croissante de la visibilité et du référencement pour qui veut être vu sur le web.

51 milliards de tweets en 2011

Source : contentlyblog

B2B et réseaux sociaux : bien sûr qu’il faut y aller

Récemment j’ai eu la chance d’assister à une conférence organisée par Themis Network sur les réseaux sociaux, le web 2.0 et ce genre de choses. Dans l’assistance essentiellement des entreprises dites B2B, comprenez des industriels ou des vendeurs de biens destinés à d’autres entreprises.

Au gré du déroulement de l’exposé, un vent de perplexité a rapidement soufflé dans l’auditoire. Autant l’utilisation du marketing 2.0 semblait évident dans le cadre d’entreprise B2C, celles qui s’adressent directement au grand public, autant pour vendre des boulons (je caricature), la démarche, les vecteurs promus (facebook, twitter, etc.) et le bénéfice semblaient moins évidents à l’assemblée.
Impulsif de nature je n’ai pu m’empêcher d’apporter ma pierre à l’édifice pour tenter de convaincre ces entreprises qu’elles pouvaient

– Tirer parti des réseaux sociaux pour leur business
– Fédérer une communauté
– Elaborer une relation clients à l’aide de ces vecteurs
– Qu’elles le faisaient déjà

Créer une communauté fermée ou ouverte

Pourquoi ? D’une part parce qu’elles le font quotidiennement. Dans l’industrie la collaboration entre partenaires est une pratique quotidienne. L’exemple le plus immédiat est celui des SSII ou intégrateurs avec des éditeurs de logiciels ou des fabricants de matériels. Outre la pure relation commerciale, il y a souvent de nombreux allers et retours entre l’éditeur, la SSII et le client final et une optimisation du produit par itérations. Autrement dit, on voit l’émergence d’une micro communauté facilement extensible. Malgré les besoins singuliers, les évolutions des produits sont largement profitables au plus grand nombre, les différences d’usages ne sont pas si légions.

Très clairement, il peut être facile à l’éditeur ou la SSII « d’industrialiser » ce feedback client en utilisant les réseaux sociaux. Une démarche qui rappelle bien sûr les programmes « beta » classsiques. Une démarche plus facile dans l’informatique que dans la sécurité industrielle ou la vente de machines outils ou de packaging peut on objecter. Oui et non.

Les vecteurs pour créer une communauté sont très variés et celle-ci peut être fermée, entre partenaires et clients uniquement B2B ou ouverte, avec des appels à la contribution du plus grand nombre. La co-création ou l’open-innovation telle que lancée par Procter est une démarche intelligente qui ratisse large et permet d’entamer un dialogue avec des partenaires ou clients dans un souci de création, d’entraide et de partage. L’open-source appliquée à l’innovation. Je ne vais pas vous citer l’exemple désormais fameux de Lego, mais toujours dans le cadre B2B on peut citer NineSigma , Innocentive etc.

Le crowd-sourcing créatif est une piste de plus en plus explorée à l’exemple du site redesignme ou encore unilever (oui on est loin de la PME) dont l’appel à contribution permet d’augmenter le time-to-market de certains produits et amener des idées neuves tout en créant une communauté à moindre frais.
Dans ce cadre, les vecteurs que sont Facebook, Twitter, Youtube peuvent servir utilement à communiquer sur ces initiatives et créer un lien constant avec les partenaires/clients/prospects en appliquant des techniques largement documentées.

Ces exemples parmi des centaines d’autres sont largement replicables pour des entreprises B2B de moindre envergure. Le plus difficile étant sans doute d’identifier le bon levier pour initier la relation : co-création, optimisation de produits, ventes directes, sourcing mutualisé, entraide en R&D etc.
Comme beaucoup d’autres, je suis persuadé que les entreprises B2B ont avec le web 2.0 de superbes opportunités pour étendre leur activité et faire croître leur activité. L’appréhension, la méconnaissance et le non partage sont des freins à lever rapidement. Il est désormais prouvé que les entreprises qui ont sauté le pas en retirent des bénéfices financiers. Ce qui est l’objectif non ?

Réseaux sociaux : les entreprises en attente de ROI

En écho à mon précédent billet, l’attitude des entreprises B2B envers les réseaux sociaux est très prudente, voire frileuse. C’est du moins ce que confirme une étude menée par Technology PR services auprès de 154 entreprises réparties dans le monde, recrutée dans divers secteurs de l’industrie et des technologies. Selon cette étude, les décideurs sont noyés par trop d’informations, trop peu de faits et retours d’expériences, ou inversement de trop belles histoires sans la force de la preuve. Résultat : la confusion règne en maîtresse dès qu’il s’agit d’utiliser efficacement les nouveaux canaux de communication. Pour autant, près de 90% d’entre elles veulent ou entament une réflexion pour ajouter les médias sociaux dans leur dispositif de communication et de marketing. Preuve s’il en fallait de la maturité du sujet auprès des décideurs.

Ainsi, sur les 154 entreprises sondées, seules 50% sont présentes sur les réseaux sociaux (RS) depuis plus d’un an, contre 15% depuis deux ans. Une grande majorité d’entreprises ont ajouté la communication sur les RS depuis moins d’un trimestre.

La bonne question à poser est évidemment : pourquoi vous êtes-vous engagés dans les réseaux sociaux ?

1) la conviction que l’engagement participe de la communication globale de l’entreprise.
2) Pour être dans la course et faire comme les autres pour 15% des sondés.
3) Suite à des témoignages de réussite d’autres entreprises dans cette aventure 5%.
4) Pour obéir à ma direction générale pour 3% des répondants.

Un chiffre étonnant : seules 3% estiment que leur présence sur les RS n’ont pas d’utilité (on aurait pu s’attendre à plus), 4% ne savent pas comment faire et par quel bout le prendre (appelez-nous !) et 3%n’ont tout simplement pas de budget ou accord de leur DG pour prendre cette initiative.

Le ROI, principal déclencheur

L’absence d’une vraie mesure de ROI est un point bloquant pour les entreprises. En ces temps de budget serrés (qui pénalise 3% des répondants pour entamer ce type de campagne) certaines entreprises attendent de lire un témoignage avec une véritable mesure avérée du retour sur investissement avant de se lancer. Elles attendent d’être convaincues.

Un point intéressant sur Twitter. Pour beaucoup ce n’est pas encore un vecteur de ventes possible, mais cela devrait selon certains évoluer à moyen termes.
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Et pour ceux qui ont franchi le pas, les deux principaux prescripteurs sont à chercher du côté du service marketing et des consultants externes pour 30%. Petite claque pour les agences de PR, 60% des répondants pensent qu’elles sont dépassées par le phénomène. Quant au service IT, c’est plutôt un frein dans la plupart des cas.
Encore une fois, la pléthore d’informations, conseils, chiffres sur les réseaux sociaux est synonyme de confusion et maux de tête. Trop d’informations tue l’information et, l’absence de retours d’expériences documentés et chiffrés sont un frein avéré.

Toutefois, comme le conseillent les entreprises qui ont fait le grand saut : le mieux, est de se lancer avec ses propres objectifs et avoir sa courbe d’apprentissage.

Quel canal est utilisé ?

Pour la majorité, trois canaux de communications prévalent : twitter, les webinaires et les sites de RP classiques pour 50%. Facebook et Linkedin pour un peu moins de 50%. A noter que 40% relaient encore le message par des blogs. Les wikis arrivent bon dernier avec les forums online à l’antépénultième position.

Qui fournit le contenu ?

Le marketing en concurrence avec les RP interne fournissent la plupart des contenus. Les agences de RP externes sont encore une fois loin derrière avec moins de 5% des contenus fournis en concurrence avec le PDG inexistant dès qu’il s’agit de communiquer.

Quelle mesure pour le ROI sur les réseaux sociaux ?

Le trafic vers le site web de l’entreprise issu des médias sociaux est la première mesure effectuée par les entreprises pour juger de la pertinence de leur action sur les réseaux sociaux. Utilisé par les 2/3 des répondants, c’est aussi, la mesure utilisée pour évaluer les résultats de leur agence de RP. Certains, utilisent leur propre métrique développé en interne. Néanmoins, faute de métriques fiables, la perception empirique reste encore le moyen le plus usité.

Quelle évolution des budgets ?

2011 ne sera pas flamboyant : la majorité des entreprises interrogées resteront à budget et affectation constante. 1/5ème des répondants augmenteront toutefois leur budget affecté aux réseaux sociaux et blogging.

Cette synthèse peut rassurer grand nombre d’entreprises. Prendre le train des réseaux et médias sociaux n’est pas une évidence en B2B. L’absence de benchmark fiable et de retours sérieusement documentés effraient celui qui veulent s’y lancer. A contrario ceux qui ont sauté le pas le font par conviction, qui relève quasiment de la foi en l’absence de ROI sonnant et trébuchant.

Il faut rappeler que le coût des opérations n’est pas neutre, d’autant plus qu’il s’ajoute comme le confirme l’étude aux coûts existants de marketing et de communication. La crise n’est pas finie et la prise de risque n’est pas à l’ordre du jour pour les entreprises. Même s’il est avéré que la rentabilité est quasi assurée avec le passage au 2.0.

Pour autant, 2011 marque un vrai tournant dans l’approche marketing/PR. Le marketing traditionnel vit ses dernières heures et l’attente du point d’inflexion par les entreprises ne devrait plus tarder au vu des mouvements et remises en questions dans les services marcom des grandes entités. Plus rien ne sera jamais comme avant…