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ROI et médias sociaux

Une infographie vaut ce qu’elle vaut. Mais la prise en compte de l’intangible est un bon début.

Infographic: The ROI of Social Media
Infographic by MDG Advertising

Facebook, Twitter, Linkedin et les autres : état des lieux 2011 (statistiques et usages)

Facebook, Twitter et les autres…Où en sommes-nous ? Un superbe travail de compilation de Steven Van Belleghem de InSites Consulting fqui a réalisé une étude auprès de 9000 personnes réparties dans 35 pays (Q2 2011) sur l’usage des réseaux et médias sociaux, ainsi que sur l’émergence des nouvelles technologies de localisation. Des chiffres éclairants et parfois surprenants. En synthèse on constate bien sûr la très nette domination de Facebook avec 400 millions de personnes qui l’utilisent en moyenne 37 minutes par jour, la notoriété de Twitter avec 80% de reconnaissance et seulement 16% d’inscription parmi ces 80%. Pour compléter la trilogie, Linkedin est le troisième réseau social de masse (après il est vrai le réseau Vkontakte.ru si l’on considère la grande europe, celle qui s’étend jusqu’à l’Oural).

L’usage des médias sociaux en Europe est en retrait avec 1,9 réseau social par personne (73% des européens sont connectés à au moins un réseau social), vs 2,1 aux USA, 3,1 au Brésil et 3,9 en Inde.

Parmi les chiffres intéressants, 50% des utilisateurs de réseaux sociaux suivent une marque et 44% des fans aimeraient participer à l’élaboration de produits, la fameuse co-création. Et, pour poser une question à la marque, 44% préfèrent l’e-mail au réseau social !!!

Autre chiffre intéressant, 12% des posesseurs de smartphones utilisent les services géolocalisés. Un chiffre qui connaîtra très vraisemblablement une croissance exponentielle.

Conclusion intéressante de cette étude, les réseaux dotés d’une vraie masse critique sont appelés à croître et les « petits » réseaux sociaux à décroître. Petit bémol, cette étude ne prend pas en compte google +. Elle n’en reste pas moins une source d’enseignements.

Un des meilleurs travail sur le sujet à ce jour…non ?

Veille : regards croisés en live

Il y a quelques mois, j’ai eu le plaisir de participer à un ebook collectif dédié à la veille initié et coordonné par Flavien Chantrel et Anne-Laure Raffestin du Blog du Modérateur et de RegionsJob, Camille Alloing de CaddeReputation et Terry Zimmer. Au sein de cet ouvrage dédié aux bonnes pratiques de veille, essentiellement sur Internet, pour varier les plaisirs, mon intervention a concerné le renseignement humain. Un domaine un peu oublié tant Internet est pour beaucoup l’alpha et l’omega de la veille. Cette partie, et sans doute d’autres seront abordés par les principaux acteurs de ce projet lors d’une conférence au MIS 2011, un salon organisé par Veille Mag le 11 et 12 octobre prochain à la Bourse de Commerce de Paris. Je ne saurai trop vous conseiller d’aller y faire un tour, surtout le 11 octobre à 16H 🙂

. Et, dans l’intervalle, si vous n’avez pas encore lu l’ebook, y jeter un oeil.

Des commentaires ?

Mobile : l’engagement de 24 mois, un cadeau empoisonné

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Témoignages à l’appui, l’UFC, association de consommateurs, dénonce les pratiques marketing des opérateurs qui abusent de la durée d’engagement de 24 mois au détriment de leurs clients.

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Medias en 2020 : quels scénarios ?

Une excellente vidéo trouvée sur le site de Digikaa évoquant deux scénarii sur l’avenir des médias d’ici à 2020. Un premier spéculant sur une fragmentation exponentielle des contenus et des supports ainsi qu’un retrait des annonceurs, avec en corollaire une disparition progressive des médias traditionnels (dont le papier) au profit des nouveaux supports, des smartphones à la tv connectée et autre catch-up tv. Un second scénario reposant lui sur une consommation plus classique et passive des médias et la monétisation des contenus à valeur-ajoutée (terme avec lequel il est difficile d’être totalement à l’aise). Bien sûr la vérité est comme souvent entre les deux. Une voie qui émergera si les éditeurs de médias intensifient le marketing lecteur/spectateur et arrivent à nouer une relation-lecteur/client forte en utilisant le large panel de vecteurs techniques à leur disposition: réseaux sociaux, crm, mdm, big data, marketing relationnel etc. Et a condition de revoir aussi leur modèle économique afin de trouver une nouvelle résilience pour traverser les aléas financiers d’un modèle fondée en grande partie sur le bon vouloir des annonceurs et partant de la santé de ces derniers. Une longue discussion.

Les Médias Français, à l’horizon 2020 from FullDawa Prod on Vimeo.

Votre avis ?

Qu’est-ce que le StoryTelling ? Résumé du livre « StoryTelling, le guide » »

Via Scoop.itInformation, communication et stratégie

De mémoire, (j’ai lu le livre à parution), il ne m’avait pas vraiment convaincu, la mise en forme et la structure m’avaient semblé un peu chaotique. Peut-être devrais-je le relire. Néanmoins, j’avais largement préféré Storytelling de Christian Salmon ou, plus théorique, la Structure du Conte de Vladimir Propp. Promis je tente une relecture.  Comment et pourquoi  raconter une histoire ? – Le guide, la méthode. La singularité de la marque personnelle repose en partie sur vos éléments identitaires tels que votre histoire de vie, vos valeurs, vos talents, votre personnalité….
Show original

Non, les utilisateurs d’IE ne sont pas plus bêtes que les autres…

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L’étude d’un institut canadien qui concluait que les adeptes du navigateur de Microsoft avaient un QI moins développé que les autres était un canular. Son auteur voulait pousser à l’abandon des versions 6 à 8 d’Internet Explorer.

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Microsoft lance la deuxième préversion d’Internet Explorer 10

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L’éditeur propose de tester une nouvelle préversion du moteur de son prochain navigateur, qui améliore encore la prise en charge des futures technologies du Web.

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Cloud Computing : ce que ça change vraiment

Depuis quelques années, l’essentielle de la prose consacrée au Cloud Computing se consacre à tenter de définir ce nouveau modèle d’informatique,(comme je l’ai fait ici) mais sans véritablement anticiper sur les changements induits par cette évolution. Après une vingtaine d’heures de conférences et plateaux sur le sujet, je vous livre quelques réflexions sur les inflexions possibles que pourrait susciter le Cloud pour le monde de l’IT, pour l’utilisateur, mais aussi en termes de création/destruction de valeur.

Le plus flagrant avec le Cloud computing est qu’il répond à une promesse longtemps faite par l’informatique : le gain de productivité. Lesquels viennent comme le notait le sociologue des organisations Charles Perrow « des avancées technologiques et des économies d’échelle, non des efforts humains. » Une description qui colle à merveille à de nombreux faits technologiques et économiques, et, en l’occurrence parfaitement au Cloud. Avec toujours ce paradoxe d’Archille énoncé par Zenon dans lequel Achille (lhumain) ne pourra jamais rattraper la Tortue (en l’occurrence le progrès dans le cas qui nous occupe). Une analogie que je dois à Forrester Research, qu’ils en soient remerciés.

Ce gain de productivité évident est du à deux principaux facteurs :

– La facilité à déployer de nouveaux services pour une entreprise
– La transparence de l’informatique dans l’entreprise

Sur ce second point, en déportant la gestion de la complexité au fournisseur distant dont le métier est d’industrialiser le service, l’utilisateur (en l’occurrence l’informatique interne) n’a plus qu’à ouvrir le robinet du service pour en profiter, sans la laborieuse phase d’installation et de maintenance.

Du point de vue du fournisseur, cette industrialisation passera, du moins en ce qui concerne l’infrastructure, par une standardisation croissante des matériels et logiciels nécessaires au fonctionnement d’un datacenter. L’enjeu est celui d’une automatisation des process d’installation et de maintenance pour augmenter exponentiellement la croissance du nombre de serveurs tout en diminuant le temps passé. Tout comme les composants du PC ou d’un smartphone sont standards, permettant de les concevoir et de les fabriquer en grand nombre rapidement, ce phénomène touchera rapidement les matériels et architectures liés au cloud. Avec à la clé, une diminution du nombre de fournisseurs. Ce qui est déjà le cas dans de nombreux secteurs qui ont réalisé ce passage vers la standardisation. Si Google n’avait pas automatisé ses process, la gestion de ses 2 millions de serveurs seraient un enfer pour les opérationnels. Et pour mémoire, il n’y a plus qu’un seul fabricant OEM de fours à micro-ondes…

Du point de vue de l’utilisateur, le gain est lui aussi évident. En utilisant les services de Cloud, il est aujourd’hui plus facile de créer une entreprise en économisant sur l’informatique interne. De la même façon, proposer un service déployé sur le cloud fait l’économie d’une partie de la chaîne de valeur (la distribution indirecte), évite potentiellement le piratage des licences en contrepartie d’un coût à l’usage, et permet de créer autant d’instances que nécessaire du logiciel sans efforts autre que dupliquer des machines virtuelles.

Un déplacement de la chaîne de valeur

En contrepartie de ses nouveaux modes de fonctionnement, certains métiers liés au fonctionnement de l’informatique interne vont disparaître. La chaîne de valeur, comme à chaque révolution industrielle se déplace : pensons aux métiers à tisser…

L’issue rêvée par les utilisateurs et les ingénieurs IT, est bien celle d’une « commoditisation » de l’informatique, au même titre que l’eau, l’électricité, l’IT devient un service transparent et le navigateur web son robinet.
L’impact sur les sociétés sera dans un premier temps purement économique : gain de productivité, effacement des coûts caché, passage des coûts d’amortissements vers les coûts opérationnels déterminés etc. Mais dans un second temps, la gestion de l’IT et des flux de données, de l’entreprise, mais aussi les flux personnels par une poignée de fournisseurs posera sans doute question. De même que des questions liées aux risques systémiques et écologiques envisageables.

Le cloud est bien un changement de paradigme en cours, dans la logique de la « réticularisation » du monde, cette mise en réseau de tous les flux informationnels et captés en tant que service. Car c’est bien là le vrai changement, la technologie devient « orientée service » comme il est dit dans le jargon IT, et à ce titre remet l’utilisateur au centre du jeu. Un bouleversement dans l’organisation des entreprises, et plus avant, dans les modèles de productivité et d’usages. Ce n’est que le début.

Les valeurs de l’entreprise en débat : 84% des européens veulent une entreprise responsable

quel choix entre responsabilité globale et profits à court terme ? Les coïncidences sont toujours étonnantes. Alors que nous débattions ce mercredi avec Thierry Welhoff autour de son livre sur les valeurs de l’entreprise à Techtoctv, un sondage réalisé par Burston Marsteller paru ce jour fait état d’une véritable défiance des européens envers leurs dirigeants (une défiance équivalente touche aussi les institutions), partant de leur entreprise. Un sondage a-propos. « Les dirigeants d’entreprise connaissent une forte chute de confiance (-48%), car les Européens estiment qu’ils ne pensent pas assez à l’intérêt général et sont avant tout motivés par leur profit personnel (48%), le profit de leur entreprise (21%) et la recherche d’une reconnaissance personnelle (14%) », détaille le communiqué de presse. Une défiance qui touche surtout les multinationales, il est vrai plus exposées médiatiquement.
Pour les personnes interrogées, « la  » raison d’être  » d’une entreprise et sa capacité à donner du sens à son action sont essentiels. » Soit de véhiculer des valeurs, souvent prônées, et donc peu transformées et incarnées de l’avis des sondés.

Des entreprises en quête de cohérence

Avec le « greenwashing », le temps est venu de parler du « valeur washing ». D’autant plus que, toujours d’après cette étude, pour 70% des français et 60% des européens,  » les entreprises et leurs porte-paroles sont malhonnêtes et la plupart des communications des entreprises sont des mensonges. » Une faillite avérée, tant en externe, qu’en interne. D’où l’importance de véhiculer des valeurs et surtout d’être cohérent dans l’action, comme il a été dit ce matin, « le pragmatisme et la performance, à l’anglo-saxonne, ne sont pas incompatible avec l’idéal des valeurs comme il est souvent dit» Prôner, défendre et incarner des valeurs n’est pas un obstacle pour nos interlocuteurs, on peut être dans une politique et des valeurs liés au développement durable et faire du profit. La dichotomie souvent révélée entre les deux,sphères culturelles et pragmatiques, ne serait qu’une vue de l’esprit.

Toutefois, au-delà de ce besoin de cohérence, on peut aussi s’interroger s’il n’y a pas une véritable difficulté à élaborer des valeurs, structurantes pour l’entreprise, dans un monde en plein questionnement.
Comme j’ai eu l’opportunité de le dire ce matin, aujourd’hui les entreprises vivent un nouveau point d’inflexion, obligées à tourner la page du fordisme pour aller vers un modèle en réseau et subir l’accélération des temps (économiques, financiers, géographiques, culturels etc.). A ce changement de modèle elles doivent aussi répondre aux multiples injonctions que sont l’agilité, la transparence, la confiance, l’exemplarité, la satisfaction des actionnaires, la rentabilité, l’épanouissement des collaborateurs et l’hyperconcurrence dans un contexte de raréfaction des ressources, de crise systémiques de plus en plus rapprochée et de croissance éphémère sinon volatile.

Etre inspirationnelle ?

Une position «aporétique » pour les entreprises qui sont en plus sommées de « donner du sens », non seulement à leur action, mais aussi à leurs collaborateurs pour qui elles doivent être « inspirationnelles ». Un dernier point qui s’explique sans doute par la porosité entre vie privée/vie professionnelle, mais aussi par la volatilité des emplois. On ne fait plus toute sa carrière dans la même entreprise et les attentes de part et d’autres sont différentes du fait de ces évolutions et des nouvelles réalités.
Dans ce contexte, les valeurs doivent répondre et suivre les évolutions socio-culturelles pour répondre à cette dynamique de civilisation où règnent l’incertitude et l’anxiété. Outre un rôle d’adhésion, elles doivent faire converger les énergies collectives pour créer un nouvel élan vers un avenir désirable.

Vaste tâche ou les multiples injonctions créent potentiellement une impasse pour les décideurs, cette fameuse aporie. Pour les optimistes, la sortie de cette voie sans issues apparentes se fera par un changement de modèles et une prise conscience suffisante des décideurs sur un retour aux valeurs, mais aussi à la culture d’entreprise dans ce qu’elle a de structurante dans sa relation aux diverses parties prenantes et agents économiques. Pour le dire plus simplement, en exposant ses valeurs et en s’appuyant sur ses fondamentaux culturels, l’entreprise peut potentiellement fédérer les énergies et susciter l’adhésion et s’inscrire dans un mouvement positif.

A contrario, si l’hypothèse et la politique de la terre brûlée, pratiquée du fait du court-termisme et du social washing perdure, tout comme l’incompréhension persistante du modèle en réseau, cette crispation sur un modèle obsolète, risque de voir un accroissement de la défiance envers l’entreprise et plus avant du modèle idéologique en place.

Pour conclure, entre optimisme béat et cynisme, on peut aussi s’interroger sur un point. N’en demande-t-on pas trop aux entreprises ? Après la faillite du spirituel et du politique, ne sont-elle pas une sorte de nouveau référentiel et à ce titre, les valeurs qui lui sont demandées d’incarner un substitut et un palliatif aux désordres issus de ces abandons et de ces pertes idéologiques. Comme un dernier rempart face aux incertitudes exitentielles.

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